05 août 2008

Je le savais!

Depuis l'arrivée de notre prèz, que le monde entier nous envie (il a tant de stylos et de carlitas...), on voyait bien que c'était le chantier, ici.
Le "portail officiel" de la France le confirme, clairement et concisement :


Pourvu qu'ils ne nous percent pas une conduite de gaz, les maîtres du web de la france.fr.au.fond.des.yeux !

J'ai piqué l'info sur Ultravite, le blog IGV (Internaute à grande vitesse) de Delphine D. que je vous recommande chaudement mais, attention, elle fait dans l'humour d'jeun et branché des jeunes louves du libéralisme! Ca peut vous déstabiliser gravement.

08 avril 2008

Les sportifs : aérez-vous la tête en Chine cet été!



Spontanément, et sans trop réfléchir, je pencherais plutôt pour le boycott de ces jeux comme je l'ai été, il y a quelques années, pour ceux d'Argentine, de l'Union Soviétique, etc. Mais en y regardant à deux fois, il faut bien se rendre compte que la plupart des mouvements de boycott des J.O. se sont soldés par des échecs : aucun changement n'est intervenu dans les pays visés, à l'exception notable de l'Afrique du Sud mais, là, il s'agissait d'empêcher ce pays de participer, ce qui est tout à fait différent.
Aujourd'hui, il me semble que nous avons les moyens de faire pression sur ce pays, ce grand pays, dont j'admire la culture, la diversité, dont j'aime le peuple, son histoire si ancienne qu'on la confond parfois avec l'histoire de l'humanité, dont je lis les écrits nombreux et passionnants de ses penseurs. Les sportifs veulent du sport, aveuglément et dans n'importe quelle circonstance, dans n'importe quel pays du moment que leurs muscles soient bandés et qu'ils s'épuisent devant les caméras du monde entier, très bien : on ne peut pas toujours briller avec intelligence! Mais on dirait qu'un timide mouvement de protestation de ces athlètes frétille. Bien sûr, ce slogan sur un badge est d'un ridicule mortel (des chinois meurent tous les jours de la répression politique de leurs gouvernants comme au Tibet, par exemple). Pourquoi pas "Le meilleur des mondes" pendant qu'ils y étaient, les douillets manifestants!

Alors, je propose, très sérieusement, qu'ils marquent dans leurs corps - ce corps qui fait toute leur admiration, leur narcissisme - leur protestation et cette proposition pourrait même améliorer leurs performances. Afin de rendre hommage aux si nombreux prêtres tibétains victimes de l'oppression d'Etat, tous les athlètes prêts à s'engager devraient se raser le crâne. Devant le monde entier et, surtout, sous le nez des dignitaires chinois, ils afficheraient en permanence pour toute la durée des J.O. des centaines et des centaines de crânes d'obus, sans un slogan, sans un cri, sans timidité, ils renverraient l'image de ce peuple, parmi d'autres, martyrisé de façon pacifique mais sans ambigüité. Et que pourrait faire le gouvernement chinois et son comité d'organisation?

10 juillet 2007

Mon frère le terroriste


Grâce à un commentaire sur le Bondy Blog, j'ai entamé la traduction d'un article écrit par un journaliste britannique, Shiv MALIK, qui a effectué une longue enquête dans la banlieue de Leeds (GB) où ont vécu 3 des terroristes qui se sont faits sauter avec leurs bombes le 7 juillet 2005 au coeur de Londres.

Vous pouvez prendre connaissance de cette traduction, qui doit certainement comporter quelques erreurs étant donné mon niveau misérable en anglais, sur En route, l'avenir : le site. Les commentaires et corrections sont les bienvenus. Ce ne sont que les 9 premières pages du document qui en comporte 16, en tout. L'ensemble de la traduction risque de prendre un petit moment...

25 août 2006

De la pauvreté comme moteur du capitalisme

Si je dis que le système capitaliste a besoin de pauvres pour subsister, je ne suggère pas de supprimer les riches, ni encore moins les pauvres. Ce que je veux dire c’est que la nature même du capitalisme, son essence, génère la pauvreté. Je ne parle pas de la relativité des notions de pauvreté et de richesse, je parle de l’exploitation, nécessaire à sa survie, qui soutient, qui fonde le système capitaliste, d’une majorité des citoyens – qui ne cesse de s’appauvrir - par une minorité – qui ne cesse de s’enrichir. Paradoxalement, la pauvreté elle-même génère des profits pour les plus riches – il n’y a qu’à observer l’accroissement du surendettement ou le marché immobilier pour s’en rendre compte.

S’il est vrai qu’il y a toujours dans une société donnée à une époque donnée des riches et des pauvres et que ces pauvres peuvent se trouver être les riches de plus pauvres qu’eux, ailleurs ou à une autre époque, ce rapport est facilement mesurable dans le temps et l’espace. Quand 10% (c’est un exemple) de la population s’octroie 90% de la richesse d’un pays, ce n’est pas la même chose que lorsque 30% de la population possède 50% des revenus et que, par exemple aussi, les 50% sont partagés par des « classes moyennes » et des plus pauvres. Ce n’est qu’une observation de bon sens.

En réfléchissant un peu là-dessus, cela éviterait à certains de reproduire des « clichés » comme celui du seuil de pauvreté aux Etats-Unis qui correspondrait à une « certaine aisance » en France. Allez poser la question aux milliers de « homeless » de New-York, de Washington ou de la Nouvelle-Orléans pour voir ce qu’ils en pensent !

Un autre cliché consiste à reprocher à ceux qui observent un phénomène (l’accroissement de la pauvreté concomitant avec celui de l’extrême richesse, par exemple, toujours) de vouloir retourner au Moyen-Age ou de vouloir « l’égalité absolue des revenus ». Bien sûr que le désir est un mécanisme inhérent à la condition humaine et que vouloir s’enrichir n’est pas contestable en soi, ce qui est révoltant (qui génère la révolte, donc) c’est que cet enrichissement n’est pas possible pour une fraction importante de la population mondiale et, qu’en France, par exemple, certains patrons s’octroient des rémunérations sans rapport avec leur activité mais en se basant sur les rémunérations des patrons étasuniens.

Quant à ce que je pense du capitalisme lui-même, pour ce qui est de l’économie de marché, il me semble difficile d’y renoncer (encore que…) mais, à mon sens, l’intervention de l’Etat dans l’économie est encore possible (ce qui est régulièrement démontré comme dans l’affaire concernant AEDS ou la fermeture d’usines) et souhaitable. Les politiques, aujourd’hui, sont impuissants devant la finance sauf quand il s’agit d’accroître les profits de quelques-uns ou de soustraire certains à la justice. Il demeure scandaleux, et je ne veux pas croire qu’on n’y peut plus rien, que des patrons français quittent leur entreprise, quel que soit l’état où ils la laissent (humainement et financièrement), avec des parachutes dorés de plusieurs millions d’euros. Aux Etats-Unis, patrie du capitalisme sauvage, un patron peut très facilement être traduit en justice et condamné pour mauvaise gestion de son entreprise. Un capitalisme régulé mondialement pourrait facilement voir le jour qui cesserait enfin de laisser les trois quarts de l’humanité dans le plus extrême dénuement.

Savez-vous « qu’en 1999, la fortune cumulée de 358 personnes est égale à la somme des revenus de 2,3 milliards de personnes dans le monde », selon le Programme des Nations-Unies pour le Développement ?

Allez, une petite dernière pour la route : il suffirait d’une taxe mondiale de 0,1% sur les budgets de publicité pour ERADIQUER la faim dans le monde. Qu’attend-on ?

 

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