23 mai 2007

Résistances (2)

Bonjour à tous,

Je continue ci-dessous cette série de vidéos consacré à la réfutation systématique des arguments et propositions du président de la République française.



Je vous informe au passage de cet article, paru dans Marianne, qui révèle les tendances "psychologiques" de notre jogger "préféré" : "Le vrai Sarkozy, ce que les grands médias n'osent pas ou ne veulent pas dévoiler".

J'ai particulièrement apprécié le passage qui montre combien la gauche a été frileuse dans sa dénonciation des idées avancées par le candidat devenu président. Ce qui n'augure rien de bon dans leur capacité à s'opposer réellement à la politique qui s'annonce mais aussi dans l'orientation future du programme de ladite gauche.

5 Comments:

ciifer said...

Je voulais simplement dire que je trouve le titre de ton post très sympa ;)

Bonne continuation à toi...

lomig said...

salut,
j'ai lu cet article de Marianne...ne penses tu pas qu'il s'agit purement et simplement d'un article de propagande pré-électoral. Il faut ouvrir les yeux, des fois.

Maria-Dolores said...

Bonjour lomig,

Bienvenue sur la route.

Il est fort possible, effectivement, que ce soit dans le cadre la campagne électorale, mais quelques articles pour démontrer le danger que représente Sarko pour la démocratie contre les tombereaux d'articles pro-sarko dans la quasi-totalité de la presse française aux ordres, ça me paraît salutaire, pas vous?

a+

lomig said...

salut,
désolé de revenir si tard : mais on n'est pas prévenu des nouveaux commentaires sur votre blog, dommage !
Sinon, maintenant que Sarkozy est là : convenons-en, quel danger fait-il courir à la démocratie, franchement ?
on peut ne pas être ok avec lui, mais dire qu'il représente un danger, c'est utiliser des arguements outrancier qui ne font que diminuer l'impact de votre propos. En tout cas aux yeux de ceux qui , comme moi, préfèrent la raison à la conviction.

Maria-Dolores said...

Bonjour à tous,

"Désolé de revenir si tard : mais on n'est pas prévenu des nouveaux commentaires sur votre blog, dommage !"
Pas de problème pour le "retard", je dirais, mais pour l'annonce des commentaires, je ne sais pas trop comment m'y prendre. Je n'arrive pas à intégrer un bouton ou un lien pour mettre un fil Rss correct. J'ai vu que vous étiez un expert mais vous n'êtes pas sur Blogger alors si vous aviez des astuces, je ne sais pas comment il faudrait les intégrer dans le modèle Blogger. Mais je suis preneur.

"Sinon, maintenant que Sarkozy est là : convenons-en, quel danger fait-il courir à la démocratie, franchement ?
Pour l'instant, les choses ne pas encore trop graves mais on peut quand même citer :
Les entorses permanentes à la constitution : « Le Président de la République veille au respect de la Constitution. Il assure, par son arbitrage, le fonctionnement régulier des pouvoirs publics ainsi que la continuité de l'État[...] », art. 5 de la constitution et l'art. 20 "Le Gouvernement détermine et conduit la politique de la Nation. " sont régulièrement ignorés. A-t-on vu le Premier Ministre (François comment, déjà?) déterminer et conduire la politique de la Nation? Non, on a vu Sarko, qui devrait se placer au-dessus des partis et assurer le fonctionnement régulier des pouvoirs publics, faire dès son élection une déclaration de politique générale que Fillon a décalqué devant l'Assemblée Nationale.
Il veut s'autoriser à s'exprimer devant le Parlement. Sans entamer une discussion de droit constitutionnel, ce n'est pas une mesure aussi banale qu'il n'y paraît. L'article 18 qui ne permettait pas au président de s'exprimer directement devant le Parlement est destiné, essentiellement, à protéger le Parlement d'une main-mise de l'exécutif sur le législatif. L'ordre du jour du Parlement étant déjà déterminé par le gouvernement, pour faire bonne mesure (et encore...), il conviendrait de permettre aux parlementaires de disposer de l'ordre du jour des séances.
Je ne peux que me féliciter de certaines propositions comme faire participer l'opposition (il faudrait que l'opposition soit entendue au sens le plus large, mais bon c'est un début...) aux commissions et à certaines institutions mais la manière de faire est quand même assez glauque. On a l'impression qu'il utilise ces nominations pour organiser le bazar chez les autres (qui n'en demandaient pas tant : ils se débrouillent déjà très bien tout seuls).
Pour finir sur ce point, avec un chef de l'Etat aussi exposé, à la première crise, quand on avait l'habitude virer le premier ministre, il va virer qui, le petit Nicolas? Lui-même? Ce sont les prémisses d'un régime présidentiel - pourquoi pas d'ailleurs - mais sans les garde-fous institutionnels nécessaires.

"on peut ne pas être ok avec lui, mais dire qu'il représente un danger, c'est utiliser des arguements outranciers qui ne font que diminuer l'impact de votre propos."
Ce n'est, de mon point de vue, que la (triste) réalité : un nouveau régime populiste, autoritaire, nationaliste, avec culte de la personnalité du chef et sans contre-pouvoir et sans opposition légitime, oui, j'appelle ça un danger pour la démocratie. Pour plus de clarté je vous renvoie à l'article de mon collègue ciifer sur ReXistenZ qui fait un parallèle lumineux entre la période actuelle et une autre un peu ancienne mais que certains français doivent se souvenir, quand même!

"En tout cas aux yeux de ceux qui , comme moi, préfèrent la raison à la conviction."
Sans conviction, quelle raison peut s'entendre ?
La démocratie a placé la conviction au coeur de l'autorité afin d'en bannir la contrainte.

a+

 

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